La maladie thromboembolique et l'embolie pulmonaire

L'embolie pulmonaire est la complication majeure de la phlébite.
On la redoute chaque fois que se forme un caillot qui obstrue une veine d'un membre inférieur (veines du mollet ou de la cuisse).
Une infection d'une paroi veineuse ou une hypercoagulabilité du sang peuvent provoquer une phlébite surtout s'il existe une station au lit prolongée.
C'est le danger qui guette les opérés, les grabataires, les accouchées qui ont souffert de complications obstétricales.
  • Le caillot apparaît souvent à l'endroit où la paroi d'une veine est lésée. L'atteinte peut être accidentelle (fracture de la jambe ou du col du fémur) ou pathologique (ulcération, infection). La lésion vasculaire peut être aussi une suite opératoire (séquelle d'intervention sur l'estomac, l'utérus, la prostate, tous organes très vascularisés). La formation même du caillot est la conséquence d'un trouble de la circulation : le sang ne s'écoule pas à la vitesse normale, il n'est plus assez fluide, le taux de prothrombine (substance qui participe à la coagulation) est trop élevé.
  • Si le caillot adhère mal à la veine, il se détache. Au cours de son voyage au travers du système vasculaire, il peut passer dans les veines caves, atteindre le cœur droit et s'introduire finalement dans l'artère pulmonaire ; suivant sa grosseur, il bouche ce conduit vital, une de ses branches ou seulement une artériole.
  • Thrombose veineuse et embolie pulmonaire provoquent 15 000 décès par an   
  • La maladie veineuse thromboembolique, qui regroupe la thrombose veineuse et l'embolie pulmonaire, reste une maladie fréquente, particulièrement chez les personnes âgées, et dangereuse puisqu'elle est impliquée dans près de 15 000 décès par an, selon une étude menée sur l'année 2010 par l'Institut de veille sanitaire (InVS).
  • La maladie veineuse thromboembolique : patients hospitalisés et mortalité en France en 2010", Valérie Ollié et coll., InVS, Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire 33-34, 22 octobre 2013, p.417-424